Réseau Homme et Nature – MNLE : COMMUNIQUE A PROPOS DES HAUSSES DE TAXES CARBURANTS

Pour le MNLE – RESEAU HOMME & NATURE, la défense de l’environnement ne doit pas être au détriment des êtres humains, en particulier des plus modestes. Les récentes mesures de surtaxation des carburants frappent en priorité ceux qui utilisent leur véhicule par obligation. Une étude récente montre d’ailleurs que, hors professionnels, les utilisateurs de véhicules diesel sont les usagers les plus modestes. Les maigres compensations annoncées (augmentation du chèque énergie….) sont loin de compenser, au-delà de l’effet de seuil, l’alourdissement des charges de nos concitoyens. La précarité énergétique a encore de longs jours devant elle. Cette sur taxation punit ceux qui ne peuvent faire autrement, tandis que les « premiers de cordées », qui ont reçu par ailleurs de nombreux cadeaux, ne souffriront guère de cette mesure. Elle s’ajoute à d’autres, prises contre les populations modestes (baisse de l’APL, augmentation de la CSG, …) ou contre l’environnement (machines diesel privées bien polluantes circulant sur des lignes électrifiées, subventions aux bus interrégionaux au lieu d’entretenir les voies de chemin de fer….).

Pour nous, une véritable transition énergétique doit être écologique et sociale. Il faut un réel et immense développement des transports publics, en particulier ferroviaire, que ce soit en ville ou en ruralité, avec une baisse importante des tarifs allant vers le libre accès (gratuité), comme de nombreuses associations et partis le demandent. Cela seul permettra aux usagers un changement de pratiques indispensable. Ne pas oublier le transport des marchandises, trop routier, et qui est pour une grande part dans les pollutions générées.

Une politique d’aménagement du territoire doit permettre de réduire les distances des déplacements obligés (domicile travail, entre autres) qui ne font que s’accroître dans les métropoles. Rapprocher les lieux de production des lieux de consommation réduira aussi les distances parcourues par les biens de consommation, qu’ils soient agricoles ou industriels. La relocalisation des services publics dans les zones rurales limitera aussi les besoins de déplacements (exemple des hôpitaux…..)

Le développement des process de fabrication propres, doit assurer la réponse aux besoins humains, incontournables. Un vrai mix énergétique géré par un service public permettra la péréquation tarifaire et rééquilibrera les inégalités territoriales face aux besoins et potentiels en énergie. Ce sera plus profitable à la fois aux humains et à leur environnement, que cette taxation injuste.

PARIS, le 26 novembre 2018

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.