Catherine Valenti présente son livre « Les femmes qui s’engagent sont dangereuses » à l’atelier des arts.

Maître de recherche à l’Université de Toulouse, spécialiste de l’histoier des femmes et du genre, Catherine Valenti a particulièrement travaillé sur le viol, et l’affaire qui a permis sa requalification en crime, et l’histoire de l’avortement.

Hommage aux femmes engagées.

Ce jeudi 8 mars, journée des droits des femmes, avant de présenter son ouvrage, l’auteur fait une digression linguistique fin de démontrer les glissements de langages en matière de masculin/féminin des mots. Si aujourd’hui le terme fille est entendu comme le féminin de garçon, ce n’est pourtant pas sa définition initiale. Fille est le féminin de fils. Quant à garçon, il est le masculin de garce. Aujourd’hui, ce terme féminin est devenu péjoratif.

Un choix éditorial

Le livre s’inscrit dans la collection « Les femmes qui… sont dangereuses. » aux éditions Gründ. C’est un quatrième ouvrage de cette collection après : Les femmes qui écrivent, les femmes qui pensent puis les femmes qui lisent.

L’ouvrage présente 27 portraits de femmes classés en cinq différentes catégories. De Françoise Sagan à Agnès Varda, en passant par Joséphine Baker pour les artistes, mais aussi les résistantes, les politiques, les écrivains et les scientifiques.

Féminisme universaliste versus féminisme différentialiste, mais féminisme.

Ces 27 noms sont le résultat d’un compromis entre l’auteur et les éditeurs. Selon Catherine Valent, « il a fallu en sacrifier quelques unes dont plusieurs résistantes. » La ligne réditoriale s’inscrit dans un féminisme universaliste. Vous n’y trouverez donc pas Nancy Houston, figure du féminisme différentialiste.