Les élus communistes et du Front de Gauche de Marseille, en campagne.

Les Communistes et le Front de Gauche marseillais mènent une campagne législative très active.

Samedi 3 juin, élus et militants se sont retrouvés pour une longue déambulation le long de la Corniche. Cette déambulation avait pour but d’aller à la rencontre des habitants des quartiers sud. Le travail de terrain est le leitmotiv. Rencontrer les habitants, les usagers, discuter de leurs besoins et problématiques, réfléchir ensemble à des solutions possibles. Si le Front de gauche a un programme bien établi, la démocratie participative reste une des lignes directrices de son fonctionnement.

Comment inventer un mieux vivre ensemble ?

« Porter la contradiction » C’est l’enjeu exposé par Audrey Garino et sa suppléante Nathalie Tessier lors de la réunion publique qui a réuni élus, militants politiques, syndicalistes et associatifs ce mercredi 7 juin. Pour les deux prétendantes à la députation, « le mieux vivre ensemble dans nos quartiers est au cœur des préoccupations des Français. »

Dans le cadre d’une dimension nationale, il importe aux militants d’alerter sur la soumission aux contraintes de l’Union Européenne grâce à la politique menée par Emmanuel Macron. Cependant, les questions locales sont nombreuses. Dans un premier temps, on pointe l’évidente dégradation des services publics dont souffre particulièrement Marseille, mais aussi la dégradation du patrimoine de nos quartiers. « Il y a une incompétence à gérer l’environnement urbain. »

Ne pas désarmer dans la lutte pour la sauvegarde des services publics.

Ce soir-là, les questions fusent. Le chantier est vaste. Pour un militant, « Les lois Macron cassent le cadre du travail sous couvert de grande modernité. Elles relayent l’objectif de fond : l’austérité et diviser les gens. La finance n’est jamais attaquée sur ses pratiques ! » Dans ce cadre, de nombreux combats locaux s’imposent : les plans de circulation, les projets immobiliers, la privatisation des plages, l’abandon des service publics dans les quartiers (un bureau de poste ouvert à temps partiel sur un quartier de 35 000 habitants, soit l’équivalent d’une petite ville). Le syndicat CGT La Poste explique que la société fait face à de grosses restructurations. La Poste s’inscrit dans un mouvement libéral. Cependant, les salariés restent très mobilisés et réalisent de fréquents débrayages. « On ferme une entreprise qui génère énormément de bénéfices. Nous ne sommes plus aux temps glorieux du rapport de force qui nous permettait d’obtenir mieux grâce à nos luttes. Mais nous restons positifs. »

 

Réunir une nouvelle gauche.

Selon Audrey Garino, « quand les passions seront retombées, il faut se retrouver dans un combat unitaire de la gauche. Les Communistes portent à bout de bras les combats de la gauche. Si celle-ci avait avancé unie dans ces présidentielles, l’histoire n’aurait pas été la même. » La question d’une gauche réunifiée, du sens même du mot « gauche » est un débat vivace chez tous les militants. Si des actions communes de luttes ont déjà été menées sur la région, comme aux Hôpitaux sud, les problématiques quotidiennes des syndicats compliquent les convergences. Dans ces difficultés, l’allusion aux refus systématiques d’alliance de La France insoumise sont à peine voilés : « Je n’ai pas d’ennemis à gauche et on ne gagnera pas seuls à gauche. Il faut reprendre attache. Encore faut-il que l’envie soit réciproque. Les diviseurs payent toujours le poids de la division. Il faut revenir aux fondamentaux. »