Marseille : Les restrictions budgétaires dans les services publics impactent directement la sécurité des citoyens.

img_20161123_1102122

Les élus Communistes et Front de gauche tirent la sonnette d’alarme.

Fragilisés par la politique du chiffre imposée par Nicolas Sarkozy en même temps que les baisses d’effectifs (jamais remplacés), la délégation progressive des missions de police nationale vers les polices municipales, les services de police de proximité sont mis à mal par les nouvelles restrictions budgétaires de l’État. Méprisés par leur hiérarchie et une population fatiguée des faits divers, les policiers rencontrent de grandes difficultés à remplir correctement leur mission.

Sans en appeler au « tout sécuritaire » de la droite, les élus communistes et Front de gauche pointent les problèmes de fond. Certains quartiers de Marseille font face à un grande pénurie de policiers. Dans le 7ème arrondissement, les services ne comptent qu’un policier pour plus de 1800 personnes. Les restrictions auxquelles font faces les services publics obligent une grande partie des commissariats à fermer le soir et les week-ends.

Alors même que les politiques entretiennent un sentiment d’insécurité, les populations sont abandonnées. Pour faire face, la municipalités développe une police municipale mal formée qui réclame à être armée. Les élus de gauche dénoncent « l’inconséquence des décisions prises » et demandent « une cohérence et une efficacité » de tous les services publics. Selon Jean-Marc Coppola, conseiller municipal du 8ème secteur, « les moyens existent, il faut avoir le courage d’aller les chercher ! »