Ne ratons pas une nouvelle fois le train de l’histoire!

entete-ouiLGVLe 25 mai la commission Mobilité 21 chargée d’élaguer, de hiérarchiser, de replanifier et de reprogrammer tous les projets inscrits au Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT) sera dans les Alpes maritimes après la réunion de Marseille la veille.

Ne ratons pas une nouvelle fois le train de l’histoire : Gagnons un projet intelligent où la vitesse n’est pas abandonnée mais se met au service du transport au quotidien.

 

L’Association TGV et Développement Var Nice Côte d’Azur prend acte avec satisfaction :

–          Que la congestion routière actuelle et à venir, avec la pollution qui en découle, a amené les Maires du Var à réfléchir sur les risques sanitaires qu’occasionnerait l’abandon d’un tel projet les conduisant à reconsidérer, presque à l’unanimité, leur position en signant une motion en faveur de la réalisation de cette nouvelle infrastructure.

–          Que les résultats d’un sondage réalisé par l’IFOP en septembre donnent  82 % d’habitants de PACA favorables à ce projet.

–          Que les cofinanceurs ont unanimement réaffirmé, lors du dernier Comité de Pilotage, leur volonté de réaliser un grand projet ferroviaire pour être à la hauteur des enjeux de mobilité dans notre région.

–          Que les propositions soumises à la Commission Mobilité 21 par RFF et la Région semblent faire maintenant consensus particulièrement dans les zones sensibles.

–          Que presque tous les Grands Elus régionaux ont signé une motion en faveur de ce projet afin de demander à l’Etat de bien vouloir prendre en compte ce projet.

L’association s’adresse une nouvelle fois aux  élus qui représentent leurs collectivités aux entrevues des 24 et 25 avril 2013, pour qu’ils prennent bien en compte que les précédents refus de lignes nouvelles pour relier le Var et les Alpes maritimes aux réseaux de LGV nous ont fait perdre 20 ans. La région aurait pu dès 2001 connaître l’arrivée de la grande vitesse à Marseille mais aussi elle aurait permis de desservir le Var et les Alpes maritimes.

 

J.M. COPPOLA  Vice Président du conseil Régional expliquant l’absolue nécessité de la ligne nouvelle pour le développement de la région.

J.M. COPPOLA Vice Président du conseil Régional expliquant l’absolue nécessité de la ligne nouvelle pour le développement de la région.

Ne reprenons pas un train de retard en isolant un peu plus l’est de la Région du reste de l’Europe compte tenu des conséquences alarmantes de la situation actuelle, en effet:

  • Un habitant de Marseille perd en moyenne 10 jours par an dans la congestion routière,
  • PACA connaît 1,5 fois plus d’accidents routiers que sur la moyenne nationale,
  • 600 000 personnes sont exposées à des niveaux de pollution de l’air supérieurs aux valeurs limites réglementaires. La France fait ainsi l’objet d’un contentieux européen de l’ordre de 50 000 € par jour d’astreinte sur les 2 grandes agglomérations du littoral.

L’unique ligne ferroviaire littorale (Marseille-Toulon-Nice-Italie) a très peu évolué depuis 1860 alors que la population a été multipliée par 3. Le réseau ferroviaire existant en PACA est aujourd’hui à bout de souffle. La gare de Marseille Saint-Charles ne peut plus accueillir de trains supplémentaires. La ligne TER Cannes-Monaco ne peut plus recevoir de trafic supplémentaire aux heures de pointe. Sa fréquentation journalière est du même ordre de grandeur qu’une ligne de RER de la région parisienne.

La ligne de Marseille à Nice est aujourd’hui exploitée au maximum de ses capacités et connaît de nombreux disfonctionnements qui pénalisent les usagers. Chaque jour aux heures de pointe, des usagers des lignes Cannes-Monaco et Aix-Marseille mais aussi Toulon-Marseille ne peuvent plus monter dans les trains bondés. Le service ferroviaire qui assure des fonctions de déplacements urbains et intercités perd progressivement en qualité et en fiabilité sous le poids de la saturation.

 

L’Association est  persuadée que ce projet devrait pouvoir être reconnu par la Commission Mobilité 21 comme une absolue nécessité pour la région  Provence Alpes Côte d’Azur et qu’elle devrait pouvoir prendre une décision favorable à son encontre. A nous ensuite de travailler sur un projet intelligent où la vitesse n’est pas abandonnée mais se met au service du transport du quotidien.